Jour 83 : Andelsbuch-Meersbuch (104Km – 1360D+)

Il me reste encore un peu de temps pour retrouver le copains alors au lieu de filer directement sur Zurich je me paye le luxe de longer le Bodensee (lac de Constance) par la rive est, rive Allemande du lac.

Et ça commence à bien ressembler à de la campagne, c’est fou comme du jour au lendemain le décor peut changer et passer de la montagne abrupte, imposante aux gentilles collines parsemées de champs et autres fermes.

Bon il reste quand même des indices qui montrent que la montagne n’est pas si loin…

Sympa comme réutilisation du siège de télésiège, ça donne des idées pour du mobilier de jardin.

Les pistes et voies sont sympa : entre forêts, rivières, champs et belles maisons.

Jusqu’ici j’ai étrangement eu très peu de problèmes de navigation et d’itinéraires foireux. Et pourtant c’était pas gagné d’avance et honnêtement ça constituait une des grosses appréhension du voyage : s’orienter et trouver des chemins/routes sympas sans se perdre en route sachant que je n’ai « que » le smartphone avec une carte européenne qui vaut ce qu’elle vaut.

Alors oui il y avait le coup de la fausse frontière entre Bosnie et Croatie qui m’avait fait perdre un peu de temps et surtout faire du dénivelé et des kilomètres en plus mais c’est à peu près tout. Mais voilà, aujourd’hui le dieu de la cartographie a décidé de me jouer à nouveau un tour. J’avais repéré une petite route qui descendait sur Bregenz, ville autrichienne au bord du Bodensee, qui me permettait d’éviter la grosse route nationale hostile aux vélos. Je roule donc vers le village de Buch (déjà un village qui se prénomme « Livre » j’aurais du me douter, c’est louche…), la route est top et descend bien alors c’est parti pleine vitesse. Sauf qu’au bout d’un moment, je tombe sur une barrière indiquant que la route est fermée.

Après avoir descendu plus de 400m et plus de 5Km je ne suis plus à quelques centaines de mètres près alors je vais voir s’il n’y a pas moyen de passer en vélo. Et bien non c’est officiel, le conducteur d’un des camions du chantier baisse la vitre et me dit que c’est fermé et qu’il n’y a vraiment pas moyen de passer… Les salauds, les deux camions croisés en chemin auraient pu me faire signe plus tôt histoire de ne pas descendre jusqu’en bas. Et après vérification il n’y avait pas un panneau plus haut indiquant que c’était fermé, bizarre… Il faut se méfier des Autrichiens des collines, ils sont fourbes.

Et pour continuer sur de bonnes bases, après être remonté je fais une erreur de lecture de carte et me retrouve nez à nez avec un cul de sac qui débouche sur un petit chemin de randonnée. Demi-tour toute, on peut dire que j’ai visité la région.

Finalement j’arrive à Bregenz à l’heure pour le déjeuner que je vais prendre face au lac avec vue sur un bateau qui ressemble au parlement européen, plutôt surprenant comme construction.

Et c’est plutôt rigolo de se poser et d’observer les Hommes, ces bêtes parfois sensibles souvent surprenantes trop souvent idiotes mais jamais à court d’idées. Un père de famille asiatique sort ses lingettes du sac pour nettoyer intégralement un banc avant que sa femme et ses enfants ne s’assoient dessus. Mais attendez je ne parle pas du banc un peu crasseux avec des chewing-gums collés dessus, il s’agit là d’un banc parfaitement propre sur lequel on pourrait manger directement (bon ok j’en rajoute un peu mais c’était drôle). Un autre bonhomme se promène avec un T-shirt avec écrit Week-end dessus… Et on est samedi ! Alors je me pose pleins de questions, est-ce qu’il porte ce même t-shirt tous les week-ends ? Est-ce qu’il a un T-shirt pour chaque jour de la semaine ? Intriguant…

Puis je reprends la route (ou plutôt la piste cyclable) le long du lac avec un passage en Allemagne un peu plus loin (les Autrichiens ont juste une toute petite partie de la rive du lac dans leur pays).

Beaucoup de monde, de beaux villages/belles villes et énormément de cyclistes qui font en grande partie le tour du lac.

Les itinéraires cyclables sont nombreux et très bien équipés, plus besoin du GPS. Bon juste de temps en temps, comme à l’approche de Toulon au début du voyage, ils s’amusent à brouiller les pistes pour faire douter les cyclistes.

Il y a tellement de monde qu’il n’y a pas un camping qui n’ait pas dressé la pancarte « Complet » (en allemand bien sûr) à l’entrée. Finalement je me résigne à trouver une place et je guette la carte pour trouver un coin de bivouac pour ce qui va être le dernier camping sauvage du voyage (ça rime !).

Beaucoup trop d’habitations au bord du lac alors je m’éloigne du lac et m’enfonce au milieu des vignes pour trouver un endroit au calme. Au final, je déniche un petit coin de forêt qui semble propice au bivouac.

Bon je vous avoue que le coin a un petit côté film d’horreur, je ne l’ai pas prise en photo mais à 400m de ma tente il y a une petite maison en bois, le genre de maison dans laquelle habite le fou à la tronçonneuse dans les films. Il ne me semble pas qu’il y ait quelqu’un dedans donc ça devrait le faire.

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